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Qu’est-ce que le métier d’hypnothérapeute ?

L’hypnothérapeute est le praticien qui manie l’hypnose à des fins thérapeutiques. Il se distingue en ce sens de l’hypnotiseur, qui lui ne dispose pas de formation spécifique. Ce dernier évolue principalement dans le milieu du spectacle, alors que l’hypnothérapeute fait partie de la famille des professionnels du bien-être.

Un professionnel dont l’hypnose constitue donc le cœur de métier. Un mot qui nous vient du grec hupnoeinqui signifie endormir. Dans la mythologie grecque, Hypnos, père d’Orphée, était d’ailleurs le dieu du sommeil. Mais attention, être sous hypnose ne veut pas dire être complètement endormi pour autant ! Il s’agit plutôt d’un état intermédiaire, aux frontières du sommeil. Certains parlent de « transe », d’autres d’ « état modifié de conscience ». L’objectif étant effectivement que le sujet hypnotisé puisse, dans cet état, accéder aux différentes ressources que lui offre son inconscient. Selon ses objectifs, son hypnothérapeute pourra le guider dans ce travail d’introspection et, justement, agir sur son inconscient par le biais de suggestions en faisant en sorte qu’elles imprègnent assez profondément l’esprit du patient, pour que son comportement puisse naturellement s’en trouver modifié. Le tout sans utiliser de médicaments.

Or l’hypnothérapie est réputée très efficace pour la résorption de nombreux troubles. C’est le cas pour tout ce qui concerne les addictions. Envie d’arrêter de fumer ? L’hypnothérapeute est peut-être le professionnel qu’il vous faut ! De même, l’hypnose peut se révéler très utile pour régler les troubles du sommeil, tout comme les troubles alimentaires. Une séance d’hypnose peut par exemple aider à la perte de poids. Vous pouvez aussi faire appel à un hypnothérapeute dans l’objectif de travailler sur vos angoisses, afin de réguler votre stress voire même de surmonter vos peurs les  plus personnelles. Ce praticien peut également soulager certaines douleurs physiques et, plus important encore, l’hypnothérapeute peut être un allié de taille pour lutter contre un état de profond mal-être, comme la dépression. Ses bienfaits sont donc multiples.

Le nombre de séances nécessaires dépend bien sûr de l’hypnothérapeute en question, et du patient. 

En revanche une chose est certaine : patience, altruisme, ouverture d’esprit, sens aigu de l’observation et vraie qualité d’écoute sont des qualités que l’hypnothérapeute se doit de pouvoir mobiliser, afin d’instaurer un vrai climat de confiance entre lui et son patient.

Quelles sont les spécificités du métier d’hypnothérapeute ?

L’hypnose reste aujourd’hui considérée comme une médecine dite « alternative ». Les séances d’hypnose ne sont ainsi pas remboursées par la Sécurité Sociale, même si elles peuvent être partiellement couvertes par certaines mutuelles.

En fait, la profession n’est pas réglementée ; il en va donc de même pour le parcours visant à devenir hypnothérapeute. Il n’existe pas de cursus unique mais une pléiade de formations aux modalités très variées, dont le diplôme n’est pas reconnu par l’État. 

Le choix de la formation dépendra finalement du type d’hypnose sur lequel le professionnel souhaite se former. Trois types se distinguent : l’hypnose classique, l’hypnose ericksonienne et l’hypnose nouvelle. En ce qui est de l’hypnose classique, c’est la plus utilisée dans les spectacles car c’est la plus dirigiste. L’hypnothérapeute (et surtout l’hypnotiseur dans ce cas précis), est explicitement aux commandes de la séance. L’hypnose ericksonienne, l’héritière de la pensée du psychiatre américain Milton Erickson, est moins autoritaire : elle se concentre plutôt sur les subtilités du pouvoir de la suggestion. C’est aujourd’hui l’approche la plus répandue dans la pratique de l’hypnose. Reste l’hypnose nouvelle : plus douce que toutes les autres, celle-ci se base sur les nouveaux apports de la science comme la PNL (la Programmation Neuro-Linguistique), et exclut tout dirigisme de la part de l’hypnothérapeute. La parole qui prime est celle du patient. 

Or quel que soit le courant choisi, notons que la plupart des hypnothérapeutes exercent en libéral. L’option la plus sécuritaire ? Se lancer en étant au préalable déjà installé comme professionnel de santé. Outre l’aspect financier, commencer la pratique de l’hypnothérapie en tant qu’activité secondaire - ou bien alors comme spécialisation – facilite grandement le plan de communication à mettre en place pour le praticien, qui pourra compter sur sa patientèle déjà constituée pour se faire connaître.

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