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S'installer comme vétérinaire

Qu’est-ce que le métier de vétérinaire ?

Le terme même de vétérinaire désigne un ensemble de métiers liés à la santé animale.

Avant le 15ème siècle, le vétérinaire soignait les « bêtes de somme » (du latin veterinarus) par opposition aux animaux voués à la course ou à la guerre. Cette distinction s’est effacée lors de la création de la première école vétérinaire fondée à Lyon, par Bourgelat en 1761.

Aujourd’hui le métier de vétérinaire s’étend sur tous les secteurs de l’activité humaine. Il reste le seul professionnel de santé habilité à soigner les animaux, depuis les animaux sauvages dans leur milieu naturel (terre, air, mer) jusqu’aux animaux dits de compagnie (y compris les NAC : les Nouveaux Animaux Domestiques) en passant par les animaux qualifiés « de rente », appartenant au secteur de la production industrielle et agricole.

Évidemment, la nature des animaux dont il est responsable dépend surtout de sa situation géographique. En ville, son temps sera majoritairement consacré aux animaux de compagnie et aux NAC, alors qu’en campagne, ses interventions concernent surtout les animaux « de rente ». Dans ce cas le vétérinaire est par exemple appelé à se déplacer directement dans les exploitations agricoles pour aider les animaux à mettre bas, et peut aussi intervenir au niveau de leur reproduction par le biais de l’insémination artificielle. Cela dit, un vétérinaire peut aussi exercer dans un autre cadre ; s’il est passionné en priorité par les animaux sauvages il peut choisir d’intégrer l’équipe d’un parc animalier et d’ainsi travailler au sein d’un zoo ou d’une réserve naturelle. À ce titre, il peut participer à des études relatives à la sauvegarde des espèces ou encore à la réintroduction d’un animal dans son milieu naturel.

Les vétérinaires peuvent également être impliqués dans les différents secteurs des productions animales (produits de la mer, produits laitiers, etc.). C’est par exemple la recherche vétérinaire qui a permis la commercialisation de salade aux lardons sous vide, produit d’une complexité extrême et insoupçonnée quant à la qualité requise et à sa conservation. Ainsi la recherche constitue parfois la mission principale d’un vétérinaire, qui peut par ce biais changer d’activité sans pour autant changer de diplôme.

Le vétérinaire est donc un chaînon essentiel du rapport de l’homme à l’animal sur le plan sanitaire (zoonoses, maladies exotiques, etc.), mais notons qu’il l’est aussi sur le plan affectif. Le contact humain reste en effet primordial pour un vétérinaire puisque c’est aux propriétaires qu’il s’adresse pour délivrer ses conseils quant au suivi de l’animal. Des conseils précieux, tant pour les propriétaires d’animaux de compagnie que pour les éleveurs ou les pêcheurs, d’où le fait que le vétérinaire agisse également sur le plan économique. C’est en cela un acteur indispensable quant à la préservation de la nature et de ses ressources.

Quelles sont les spécificités du métier de vétérinaire ?

Une telle diversité d’actions suppose des études spécifiques, permettant d’aborder un maximum d’aspects de la biologie. Les études pour devenir vétérinaire sont donc longues et difficiles.

Il faut dire que l’accès à la profession est très règlementé. Seulement quatre écoles nationales forment les vétérinaires. Respectivement situées à Maisons-Alfort, Lyon, Nantes et Toulouse, toutes recrutent sur concours. Un concours éminemment scientifique, qui n’est lui-même accessible qu’après une classe préparatoire de deux ans, une licence sciences de la vie, ou bien des études de médecine, de pharmacie ou de chirurgie dentaire. Une fois acceptés, les lauréats devront étudier cinq années dans le cadre de ces écoles, où alternent enseignements théoriques (comme la botanique, la zoologie-ethnologie ou encore la physique nucléaire) et enseignements pratiques (médecine, chirurgie, anatomie pathologique, reproduction, etc.). La profession exige ainsi sept années d’études au minimum, sans compter les diverses spécialisations envisageables par la suite.

Or il faut savoir que les débuts d’un jeune vétérinaire diplômé peuvent s’avérer difficiles. Son installation nécessite des investissements lourds et onéreux au niveau du matériel, sans oublier la main-d’œuvre nécessaire. Une réflexion accompagnée de conseils avisés doit donc être menée en amont sur les formes juridiques et le mode d’exercice (cabinet libéral, salarié du privé, associé ou non, SELARL) le plus approprié à ses objectifs professionnels.

 

Nous adressons nos remerciements au Docteur Vétérinaire Jean Carpentier pour son aimable collaboration.

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