Accueil > Publications

Interview découverte métier

Interview découverte métier

Nous avons eu le plaisir d’interviewer Mathilde Guyard, Coach écologique et Animatrice de la Fresque de la Renaissance Ecologique chez Green Cyclette.

 

Mathilde Guyard , vous êtes coach écologique et facilitatrice en transition écologique. Qu’est-ce qui vous a poussé à faire ces choix ? 


Je crois beaucoup en l’intelligence collective. En fonction des personnes et des besoins qui sont exprimés par mes clients, je vais choisir les outils qui vont pouvoir répondre de manière créative et efficace à leurs demandes, par exemple entre le choix de l’outil de la Fresque du climat et de la Renaissance Ecologique.* La Fresque du climat permet de répondre à la question « Pourquoi le changement climatique est une réalité très forte pour la planète et qu’il impératif d’en tenir compte ? ». La Fresque de la Renaissance va plutôt aider les personnes à trouver leurs propres réponses et donc répondre à la question « Comment fait-on ? ». Cette sélection d’outils se fait un peu comme chez le médecin ! L’on a une trousse, et l’on fait un diagnostic. 

 

 

Avez-vous suivi une formation ?

 

J’ai suivi plusieurs formations. La formation de fond, c’est la programmation neuro linguistique systémique, pour laquelle je suis certifiée et praticienne. C’est une formation pour la posture de coach qui permet de resituer beaucoup de choses par rapport au ressources humaines. Or comme mon métier est d’accompagner à la transition écologique, cette formation était donc ciblée sur la partie accompagnement avant tout.

Dans une ancienne vie, j’ai aussi été bibliothécaire-documentaliste. Sans l’avoir anticipé, c’est finalement quelque chose que j’utilise beaucoup dans les compétences que j’ai acquises et développées au cours de mes formations et différents postes. Quand on est bibliothécaire-documentaliste on ne sait pas tout, heureusement ! En revanche on sait comment trouver les informations.

 

 

Vous êtes installée depuis Novembre 2019, pourquoi avoir décidé d’exercer en indépendant ?


Mes valeurs, mes convictions, et mon envie de contribuer à cette transition. Je crois beaucoup à un besoin d’agilité. J’avais besoin d’avoir une organisation plus fluide et je suis très contente de ce choix où je suis indépendante, mais pas seule. C’est pour cela que j’’ai rejoint Elan Créateur (coopérative d’entrepreneurs) en novembre 2019. En fonction des projets, j’ai le choix entre intervenir seule ou de travailler en partenariat, et d’intervenir dans beaucoup de de structures différentes. C’est vraiment le côté agile.

Je suis également très heureuse d’avoir rejoint la Fresque écologique : leur outil est très complet, il me permet de continuer à me former, nous avons des groupes de travail, on s’aide, on se partage nos retours d’expériences. Ça m’apporte beaucoup d‘aide et beaucoup d’énergie. Parce qu’être indépendante c‘est être agile, autonome mais c’est aussi être une peu seule parfois. Je crois et j’ai envie que l’intelligence collective se développe.

Il y a des choses que l’on peut faire seul(e) mais on peut aussi s’appuyer sur le collectif, les réseaux. Les bons choix sont ceux qui nous ouvrent des possibilités. Il faut opter pour la solution qui nous rendra le plus libre, mais aussi penser à la façon dont l’on intègrera ses contraintes (financières, temporelles, matérielles...).

 

 

En quoi consiste votre métier ? Quels programmes, quelles prestations proposez-vous ?


L’un des enjeux de mon métier est notamment de poser les bonnes questions pour que mes clients puissent trouver les réponses qui correspondent le mieux à leurs besoins.

Mon accompagnement écologique se divise 3 grandes offres :

  • Coaching écologique : identifier

  • Pré-cadrage projet : découvrir

  • Vision : projeter : Fresque de la Renaissance

J'ai aussi étoffé mon offre d'ateliers en intelligence collective vers les transitions écologiques :

Ceux-ci s'ajoutent naturellement aux ateliers de la Fresque de la Renaissance écologique

 

 

Quelles sont vos principales satisfactions dans vos métiers ? Qu’est-ce qui vous rend le plus fier aujourd’hui dans votre quotidien ?


Ma satisfaction est lorsque mes clients passent à l’action. Je suis surtout ravie de pouvoir contribuer à leurs projets.

 

 

Auriez-vous quelques conseils à nous faire partager ?


L’écologique jusqu’ici, c’était un secteur. Désormais le conseil c’est d’arrêter de sectorialiser l’écologie. Par exemple, la finance est un secteur, or tous les professionnels doivent avoir des notions de finances. L’écologie c’est la même chose ! Il faut intégrer ce budget carbone aux lignes comptables car ce n’est pas une option mais une transition. Mon conseil est d’accepter cette nouvelle « contrainte » et de l’intégrer à nos vies professionnelles, personnelles et collectives. Et faire que cela soit vivable pour tout le monde et pour soi en premier. Il y aura des secteurs qui seront complétement bouleversés mais ceci ouvre aussi pleins de nouvelles opportunités !

 

 

Pourriez-vous nous présenter votre projet de transformation de masques en poufs par exemple ? 


Ce projet est intéressant car il joue sur l’agilité des indépendants. L’idée est venue collectivement lors du premier confinement en collaboration avec Marine Prévet, restauratrice de mobilier et fondatrice des Couturières masquées, Margaux Le Bellego, couturière d'ameublement, (Toutes deux entrepreneuses chez Elan Créateur), Julie Orhant, coordinatrice à la Belle Déchette et Quentin Orhan, salarié à l’Atelier Commun.

Il était important que l’on commence à discuter de la fin de vie des produits. Tout le monde doit se poser cette question. J’ai un produit, je le créée, or qu’arrive-t-il à la fin de vie de ce produit ? Nous nous interrogions aussi sur la quantité de masques et de matières premières utilisés. Mathilde s’est alors emparée d’une formule de calcul, comprenant le nombre de masques par personne, les dimensions des masques, combien il faut en utiliser par jour, combien l’on est en France… La réponse donne le vertige !

N’ayant pas de budget, nous avons alors essayé d’être agiles ! Nous avons discuté avec les coutières masquées sur les différentes façons d’optimiser la découpe des masques mais aussi de les décontaminer.

Les masques sont isolés pendant 5 jours, puis nettoyés à 60°" par le service blanchisserie de l'ESAT "Les Ateliers de l'Espoir. Nous avons emprunté la broyeuse à plastiques de l'Atelier commun pour tester le broyage sur des petites chutes de tissu. Le résultat était très satisfaisant.

Or le département d'Ille-et-Vilaine et a été séduit par ce projet réalisé en local sur le bassin rennais, cherchant justement à ré-utiliser les masques. J’aimerais beaucoup qu’il soit source d’inspiration. Soyons généreux, c’est important !

Vous pouvez retrouver toutes les étapes de création ici => Du masque au pouf : le Département recycle ses masques en tissu).

 

 

 

Quels sont vos projets ?


Mes projets sont mes clients, il s’agit donc de continuer à les accompagner, de faire grandir et de pérenniser mon entreprise. J’adore créer des partenariats, j’ai pleins d’idées avec GREENCYCLETTE, « et si..? »

 

 

Quelle est votre citation favorite ?


Tout seul on va plus vite, collectivement on va plus loin !

 


Mathilde nous partage quelques références :



Où peut-on vous contacter ?